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Trouvez ces 12 signes plus bas.
Imaginez la scène : vous vous précipitez dehors un mardi matin, et votre enfant de six ans est toujours en train de se battre avec les boutons de sa veste. Tous les autres enfants de la classe semblent y arriver sans aucun problème. Vous l'aidez, encore une fois. Plus tard dans la soirée, vous vous retrouvez à chercher des réponses pour lesquelles vous n'avez pas encore trouvé les mots.
Ou peut-être que ce sont les chaussettes. Chaque matin, les coutures font piquer une crise à votre enfant avant même que vous ayez bu votre café. Vous avez essayé les chaussettes sans coutures. Vous avez essayé de les enfiler à l'envers. Vous avez essayé de raisonner un petit bout de chou qui se montre totalement irrationnel en matière de chaussettes. Vous vous demandez si c'est normal ou s'il y a autre chose.
En fait, vous n'exagérez pas. Vous êtes attentif. Les parents me disent souvent lors de leur première rencontre: « J’ai remarqué quelque chose depuis un certain temps, mais je ne savais pas à qui en parler. » Cet article passe en revue 12 signes répartis en cinq domaines clés: le développement de la motricité fine, les soins personnels, le traitement sensoriel, les résultats scolaires et la régulation émotionnelle. Il ne s’agit pas d’une liste de contrôle destinée à vous faire paniquer, mais d’un guide pour vous aider à relier les points.
Les enfants développent leur motricité fine, la tolérance aux stimulations sensorielles et la maîtrise de soi selon un calendrier prévisible. Il existe une réelle différence entre un enfant qui est encore en phase d'apprentissage et un autre dont le développement ne suit pas le rythme de son groupe d'âge, malgré de nombreuses occasions de s'exercer. Savoir quels signes surveiller, et à quel moment, vous aide à déterminer s'il est judicieux de consulter un ergothérapeute pédiatrique.
Cette distinction est importante, et c'est précisément ce qu'un ergothérapeute pédiatrique est formé à évaluer.
À l'âge de cinq ans, la plupart des enfants sont capables de tenir un crayon avec une prise en tripode ou quadripode fonctionnelle et de tracer des formes reconnaissables. À sept ans, l'écriture devrait être globalement lisible et les inversions de lettres devraient disparaître progressivement, selon les étapes standard du développement pédiatrique. Le signe n° 1 est une prise du crayon immature ou en poing qui persiste au-delà de l'âge de cinq ans, souvent associée à une pression si forte que le crayon déchire le papier, ou à une écriture qui provoque une fatigue et une frustration visibles. Le signe n° 2 est une difficulté constante avec les ciseaux : incapacité à couper le long d'une ligne à l'âge de cinq ou six ans, ou évitement total des activités manuelles parce que l'expérience est frustrante plutôt qu'amusante. L'évitement est souvent le signal le plus évident de tous.
En général, les enfants parviennent à manipuler de gros boutons vers l'âge de trois ans, les fermetures éclair vers quatre ou cinq ans, et les lacets vers six ou sept ans, selon les repères issus d'évaluations pédiatriques de la motricité fine largement utilisées. Lorsqu'un enfant fait systématiquement des crises, refuse ou est tout simplement incapable d'accomplir ces tâches bien au-delà de ces âges, cela indique souvent un retard de la motricité fine plutôt qu'un comportement rebelle ou de la paresse. Les répercussions émotionnelles liées aux gestes de l'autonomie sont tout aussi importantes que la tâche elle-même. Un enfant qui évite de s'habiller tout seul parce que c'est vraiment difficile pour lui peut souvent paraître têtu vu de l'extérieur. Une évaluation en ergothérapie examine ce qui se cache derrière ce refus.
Chaque enfant a ses propres préférences sensorielles. Certains détestent la sensation du sable sous leurs pieds, d’autres se sentent submergés dans les pièces bruyantes, et d’autres encore ont besoin de toucher tout ce qui se trouve sur leur passage. Tout cela relève d’une grande normalité. Il faut toutefois rester vigilant lorsque ces réactions sensorielles perturbent systématiquement le quotidien, les relations ou la scolarité.
Le signe n° 4 est l'hypersensibilité : l'enfant qui refuse les vêtements avec des étiquettes, a des haut-le-cœur devant des textures alimentaires que ses camarades mangent sans problème, se bouche les oreilles lors des fêtes d'anniversaire ou pique une crise au supermarché. Il ne s'agit ni d'un échec parental ni d'une personnalité difficile. C'est un système nerveux qui réagit plus intensément que prévu à des stimuli ordinaires. Le signe n° 5 correspond au schéma inverse : l'enfant qui recherche constamment des expériences sensorielles intenses. Il se cogne contre les meubles, ne tient pas en place, touche à tout, ne semble pas se rendre compte quand il se fait mal et joue de manière plus brutale que ses camarades sans s'en rendre compte. Ces deux schémas peuvent ressembler à des troubles du comportement, et tous deux méritent d'être examinés.
Il est temps d'envisager un dépistage en ergothérapie pédiatrique lorsque les comportements sensoriels interfèrent avec la scolarité, les relations amicales ou les routines quotidiennes. Un enfant qui déteste certaines textures, mais qui parvient tout de même à passer la journée, s'en sort. Un enfant qui ne peut pas dîner à l'école à cause du bruit de la cafétéria, ou qui perd ses amis parce qu'il joue de manière trop brutale sans s'en rendre compte, rencontre des difficultés auxquelles un soutien peut apporter une réponse significative. C'est cette distinction que les ergothérapeutes sont formés à faire.
Les enseignants sont souvent les premiers à remarquer les difficultés scolaires pouvant indiquer un besoin d'ergothérapie, avant même les parents. Ils côtoient chaque jour des dizaines d'enfants du même âge et sont donc en mesure de détecter quand les difficultés d'un enfant dépassent les variations attendues. Lorsqu'un enseignant dit : « Je ne sais pas exactement pourquoi, mais quelque chose me semble atypique », il convient de prendre cette intuition au sérieux.
Il y a une différence entre un enfant qui écrit de manière brouillonne et un enfant dont l’écriture nuit à sa capacité à participer en classe. Le signe n° 7 comprend l'inversion des lettres après l'âge de sept ans, une taille de lettres inégale au sein d'un même mot, une pression excessive sur le crayon et une fatigue visible après une courte tâche d'écriture. Ce ne sont pas des signes de faible intelligence ou de négligence. Ils indiquent des difficultés liées à la motricité fine et à l'intégration visuo-motrice, deux domaines clés de l'ergothérapie. Un enfant qui redoute les devoirs d'écriture parce que l'acte physique est épuisant prendra du retard scolaire, et s'attaquer à la cause profonde dès le début fait une réelle différence.
Le signe n° 8 concerne les enfants qui ont du mal à commencer ou à mener à bien une tâche nécessitant plusieurs étapes successives : se préparer pour le cours de sport, suivre une routine matinale, ranger son cartable. Ils perdent régulièrement leurs affaires, évitent les activités sédentaires et se laissent facilement déconcentrer par les bruits de fond. Ce schéma peut ressembler à un TDAH, et c'est parfois le cas (notre programme de formation pour les parents d'enfants atteints de TDAH pourrait également vous intéresser). Mais les troubles du traitement sensoriel et les difficultés de planification motrice peuvent entraîner un comportement en classe presque identique, et l'ergothérapie traite ces deux aspects.
C’est le domaine qui déroute le plus les parents, car il semble relever du comportement. Un enfant qui fait une crise quand on quitte le parc ne donne pas l’impression d’avoir des difficultés de développement. Il donne plutôt l’impression de tester les limites. Parfois, c’est exactement ce qui se passe. Mais lorsque ce schéma est fréquent, disproportionné et lié à des transitions ou à des changements sensoriels, il y a souvent plus que cela.
Le signe n° 9 concerne l'enfant qui se referme sur lui-même ou fait une crise lorsque les routines changent, lorsque les activités changent de manière inattendue ou lorsque les choses ne se déroulent pas dans l'ordre prévu. Les difficultés liées aux transitions sont souvent le signe d’un dérèglement sensoriel ou de problèmes de planification motrice et de prévisibilité, et non d’une volonté de manipulation. Cet enfant ne choisit pas de rendre les matins difficiles. Son système nerveux a du mal à s’adapter, et c’est un problème qui répond bien à un soutien ciblé en ergothérapie.
Le signe n° 10 concerne l'enfant qui évite les jeux physiques, ne parvient pas à suivre le rythme de ses camarades dans la cour de récréation, ne participe pas aux jeux de rôle à l'âge attendu ou a du mal à maintenir des interactions avec ses pairs. Ces signes sont liés à la coordination, à la planification motrice et à l'autorégulation, autant de domaines relevant de l'ergothérapie. Une évaluation permet de déterminer l'origine de ces difficultés et de définir clairement par où commencer pour apporter un soutien. Souvent, les parents sont soulagés de découvrir que ce qui semblait être un problème social ou comportemental a une explication concrète liée au développement et qu'il existe des solutions pratiques.
L'une des erreurs les plus courantes commises par les parents est de comparer leur enfant de quatre ans à celui de sept ans qui habite en face. Les attentes en matière de développement varient selon l'âge, et savoir ce qui est normal à chaque étape vous aide à déterminer ce qui mérite réellement votre attention.
Chez les enfants de moins de cinq ans, plusieurs signes méritent d'être surveillés. Absence de préférence manuelle claire à l'âge de quatre ans. Marche persistante sur la pointe des pieds. Sélectivité alimentaire extrême liée à la texture des aliments. Crises de colère nettement disproportionnées par rapport au déclencheur. Difficultés avec des puzzles simples, ou forte réticence à l'égard des activités d'hygiène personnelle comme la coupe de cheveux et le lavage du visage. Une intervention précoce est la période la plus efficace pour traiter les troubles du développement, et les parents n'ont pas besoin d'attendre une orientation de l'école ou un diagnostic officiel pour accéder à une évaluation privée en ergothérapie. Plus le soutien commence tôt, plus le système nerveux peut s'adapter efficacement.
Chez les enfants âgés de six ans et plus, les signes d'alerte concernent davantage les critères scolaires et d'autonomie : une écriture illisible qui nuit à leur participation en classe, un retard notable par rapport à leurs camarades dans les tâches d'autonomie, le fait d'éviter systématiquement le sport ou les activités physiques, et des difficultés à gérer des routines comportant plusieurs étapes à la maison. Il n'est jamais trop tard pour bénéficier de l’ergothérapie. Les enfants d'âge scolaire réagissent souvent rapidement une fois que le soutien adéquat est en place ; ils sont motivés pour suivre le rythme de leurs camarades et réagissent bien aux stratégies élaborées autour d'objectifs concrets et quotidiens.
Si, en lisant ces lignes, vous vous êtes surpris à acquiescer deux ou trois fois, cela mérite qu’on s’y attarde. Il ne s’agit pas de dramatiser, mais d’approfondir la question.
Certaines familles attendent des années avant d’obtenir un diagnostic officiel pour solliciter l’aide d’un ergothérapeute, sans se rendre compte qu’une évaluation ergothérapique privée n’en nécessite pas. Au Québec, vous pouvez avoir accès à des services privés d’ergothérapie sans ordonnance ni diagnostic. Un ergothérapeute qualifié peut évaluer le fonctionnement de votre enfant, identifier les domaines qui nécessitent un soutien et commencer une intervention en se basant sur ses observations, et non sur une étiquette. Il est permis de se lancer en suivant son instinct. En fait, c’est même encouragé. (Remarque : les évaluations formelles et les séances régulières entraînent des frais ; il vaut la peine de vérifier les politiques d’admission et la couverture d’assurance lorsque vous appelez.)
Chez Imagine la vie, Ergothérapie, les évaluations des enfants de la région métropolitaine de Montréal se déroulent à domicile plutôt qu’en clinique, un choix délibéré lié à notre pratique. Observer un enfant dans son environnement familier donne une image bien plus complète de son fonctionnement au quotidien qu’un simple instantané pris dans une pièce inconnue. La première séance comprend généralement un entretien virtuel avec les parents. S’ensuit, lors d’une seconde rencontre, d’une observation directe de votre enfant pendant des activités ludiques et des évaluations standardisées choisies en fonction de vos préoccupations spécifiques. Elle dure une à deux heures et commence souvent par le genre de conversation que les parents décrivent souvent comme la première fois où ils se sont sentis véritablement écoutés.
Si vous vous demandez « quels sont les signes indiquant que mon enfant a besoin d'ergothérapie ? » et que vous êtes arrivé à la fin de cet article en vous demandant si vous ne vous faites pas des idées, détrompez-vous. Les signes suggérant qu'un enfant pourrait bénéficier d'une ergothérapie apparaissent rarement isolément. Ils se manifestent souvent en groupe. Les retards de motricité fine s'accompagnent souvent de sensibilités sensorielles. La dysrégulation émotionnelle est liée au traitement sensoriel. Les difficultés scolaires sont liées à la planification motrice. Observer deux ou trois de ces signes de manière constante dans différents contextes est un signal qu’il convient de prendre au sérieux.
Vous n’avez pas besoin d’une description parfaite du problème. Vous n’avez pas besoin d’un diagnostic, d’une recommandation ou d’une liste de contrôle remplie. Il vous suffit de passer de nous envoyer un courriel. Contacter un ergothérapeute pédiatrique pour une consultation virtuelle est la première démarche, la moins risquée, qui soit.
Si vous habitez dans la région de Montréal ou de Laval, Imagine la vie, Ergothérapie est un bon point de départ. L'équipe travaille avec des enfants, qu'ils aient ou non un diagnostic officiel, dans le confort de votre foyer, avec une approche chaleureuse et expérimentée qui met l'accent sur la vie quotidienne de votre enfant, et pas seulement sur les résultats d'un test. Le bon moment pour prendre contact, c'est dès que vous en avez l’idée.
